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Page d'accueil Questions & réponses Je suis un enseignement zen. Je n'ai pas compris un soutra [..], pouvez-vous me l'expliquer ?
Je suis un enseignement zen. Je n'ai pas compris un soutra [..], pouvez-vous me l'expliquer ?

Shen Hsiu écrivit :

Le corps est l'arbre de la boddhi
L'esprit est comme un miroir brillant dressé
Prenez soin de l'essuyer constamment
Afin de ne pas permettre à la poussière d'y adhérer.


Le lendemain apparaît le poème de Hui Neng :

Il n'y a pas d'arbre de la Boddhi
Ni miroir brillant dressé
Puisqu'intrinsèquement tout est vide
Où donc la poussière pourrait-elle adhérer ?


Le premier poème décrit la pratique comme étant celle de purifier le mental. Dans ce poème, l'esprit, le mental, est le reflet de notre véritable nature.

Son auteur voit la méditation comme étant le moyen de ne pas s'attacher aux pensées (la poussière). Il conseille donc de méditer tous les jours afin de se détourner des désirs pour laisser briller notre véritable nature.

∞

Le deuxième poème dit que le corps n'est pas le siège de notre véritable nature. Et l'esprit n'existe pas. Il n'y a donc pas de travail à faire sur le mental.

L'auteur du deuxième poème comprend donc la vérité telle qu'elle est ; ce que le premier poème décrit comme un esprit n'est qu'un ensemble de pensées qui n'a pas d'existence autonome. La réalité est au-delà des pensées. Il est donc futile de passer son temps à essayer de les purifier.

C'est donc l'auteur de ce deuxième poème qui reçut la transmission de son maître.