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Questions & réponses posées au guide
Questions posées par les internautes et les réponses données par le maître de l'Institut. Seules les réponses non personnelles sont pulbiées.

J'ai commencé il y a quelques mois à pratiqué le hatha-yoga et la méditation avec un peu de pranayama. Récemment, après cette ensemble et 20 min de japa (AUM) j'ai commencer à sentir ce que Aum veux dire pour moi.

Au bout de quelques minutes j'ai "reçu", ou "formulé" la suivant: "Je suis" et "je suis" réunis en AUM. Ceci et Cela réunis en AUM. Tat tvat asi.

Suite à trois répétition de ces phrases, j'ai senti une espèce de "puissance" venir d'en haut, qui m'a submergé en "énergie" jusqu'au niveau de la taille.  Le sentiment était si fort que j'ai ouvert mes yeux et arrêté la méditation.  Une légère peur m'a pris qui s'est calmé au bout de vingt minutes.  Depuis, après une autre séance de japa, j’avais le sentiment de continuer à méditer pendent une heure, d’être ailleurs.  J’étais rempli d’ananda, de joie.

Dès lors, je suis souvent très émotionnel pendant la méditation.  Une espèce d’appel intérieur, comme parle Shri Aurobindo, me saisit et je me sens près des larmes, et quelque peu tendu.  Récemment, je recule un peu devant la pratique spirituelle J’ai le vague sentiment que j’avance trop vite.  Après avoir lu Vivekananda, Ramakrisnha et pas mal d’upanishads j’ai découvert Ramana Maharshi.  Ce qui a été au départ une lecture pleine de joie est devenu quel que peu tendue. La puissance des ses écrits me laisse parfois stressé, ou nerveux.  Peut-être c’est l’ego qui se rebiffe ?

Ce que tu vis est authentique. La peur qui est ressentie provient de la sensation que ce qui est toi va disparaître durant la méditation. Cette peur est irréaliste puisque, quand tu t'arrêtes de penser, tu ne disparais pas. Tu restes le témoin des pensées.


Il n'y a pas d' "avancer trop vite" ! La véritable nature est déjà là et a toujours été là, avoir peur et ne pas méditer ne changera rien.

Il faut bien comprendre que l'ego en soi n'existe pas. La puissance qui vient d'en haut et qui te submerge d'énergie est ton véritable moi. Quand tu ressens cela, la position de témoin est plus forte et tu observes les pensées qui disparaissent.

C'est alors que tu ressens cette peur !   C'est la peur d'être sans pensées. Qu'es-tu alors, sans les pensées ? Tu es pure félicité, pur témoin du monde. Tu es ce qui est.

 
Je souffre de troubles compulsifs mentaux. Certaines pensées obsessionnelles me font très peur et plus je les reprouve, plus je veux les chasser , plus elles sont présentes !!
L'origine des pensées vient de la croyance que vous avez à en être l'auteur.  Si ce n'était pas le cas, vous ne seriez pas affecté par ces pensées.

Exemple, quand vous regardez un film d'horreur où un homme massacre une fille à la tronçonneuse, vous ne ressentez pas le même dégoût car vous savez que c'est une fiction et que vous n'en êtes pas l'auteur.

Si une pensée dérangeante surgit, acceptez-la comme étant un flash dont vous n'avez pas le contrôle.  Donc, ce flash surgit, il est là, c'est un fait !  Vous ne comprenez pas pourquoi la pensée apparaît, mais vous acceptez qu'elle vienne spontanément. Mais, elle est indépendante et donc vous ne l'entretenez pas avec une autre pensée du genre "Je veux que cette pensée parte, elle me dégoûte, pourquoi pense-je à ça...".

Si vous ne l'entretenez pas, elle s'en ira comme un nuage dans le ciel. Puis une autre pensée venue de nulle part arrive et s'en va...

Vous êtes le spectateur et le film se déroule.  Vous n'avez pas choisi ce film, mais vous ne le rejetez pas.

La bonne surprise c'est que comme devant la tv, si on ne s'intéresse plus à ce qui s'y déroule, on s'endort ou on l'éteint. Les pensées perturbantes vont aussi s’éteindre.
 
Comment puis-je me connaître ?

Beaucoup de pratiquants spirituels se demandent comment peuvent-ils se réaliser, que doivent-ils faire pour devenir plus purs, quel exercice doivent-ils pratiquer pour s'éveiller ? À ces questions, les maîtres répondent qu'ils sont déjà ce qu'ils recherchent ! Alors beaucoup de ces chercheurs restent dans l'incompréhension, comment peuvent-ils être déjà éveillés et pourtant ressentir une frustration ? Quel est le mystère qui se cache derrière cette réponse ? Les maîtres ont-ils un esprit tordu, ou cachent-ils la vérité ?

Nous avons acquis la fâcheuse habitude de prendre les pensées comme étant nôtres, comme étant nous-mêmes et comme étant l'instrument de notre bonheur. Nous ne reconnaissons ainsi pas le contenu de notre mental comme un contenu, un objet. En regardant ainsi les pensées comme faisant partie de notre patrimoine, nous consacrons beaucoup d'énergie à les défendre, comme nous le ferions pour des objets matériels. Par exemple, lors d'une conversation, nous ne supportons pas que nos idées, que nos principes soient remis en question.

Mais en reconnaissant les pensées comme étant le contenu du mental, sans y ajouter la notion de miennes, elles deviennent de simples objets. Nous pouvons voir alors qu'il y a un espace autour d'elles. Vous pouvez alors décider de continuer à jouer avec elles, mais comme tous les jeux, vous finirez toujours par vous lasser de jouer. Et vous reviendrez alors à la présence, qui a toujours été là. Le contenu du mental ne vous absorbera plus, et vous serez conscients de sa nature éphémère. Réaliser cela ne signifie pas qu'il n'y aura plus de contenu à votre mental, mais bien que ce contenu sera reconnu en tant qu'objet. Vous serez alors pleinement conscients que les pensées vont et viennent et que vous êtes au-delà.

Il n'y a donc rien à purifier, aucun exercice à faire, mais bien simplement être conscient que les pensées sont comme une couche au-dessus de vous. Les idées telles que « Je serais mieux si j'étais comme ça, si j'avais ceci,... » sont comme des couches de peinture, elles ne changent rien à l'objet peint si ce n'est l'apparence. De même toutes les idées que vous avez de vous-même ne changeront rien à ce que vous êtes réellement, mais elles vous compliqueront la vie et vous détourneront de ce que vous êtes, elles vous distrairont (du latin dis et trahere, tirer en-dehors [de soi]).

 
Pourquoi le suicide est-il condamné par les religions, quelles en sont les conséquences ?

La cause du suicide est de vouloir faire cesser la souffrance. Le suicidé pense ainsi que le corps est l'origine du problème, alors que celui-ci est innocent. C'est le mental qui est le véritable coupable, c'est de lui que proviennent les pensées d'angoisse qui mènent au suicide.

Donc, supprimer le corps physique n'améliore pas la condition de celui qui souffre. L'origine de la souffrance étant dans les vasana (tendances inconscientes accumulées), mettre fin à son existence actuelle ne fait que rajouter de la confusion et un délai supplémentaire à l'évolution spirituelle.

En cas de suicide, le corps subtil continue son évolution au travers de sa souffrance. Il est donc utopique de penser que le suicide met fin à cette souffrance. Bien au contraire car le suicidé refuse sa situation et ne cherche pas à la transcender. Ce refus de regarder la réalité et de l'accepter est en opposition avec un cheminement spirituel. Ceci créera un travail supplémentaire qui sera fait dans la souffrance.

À l'opposé, celui qui accepte pleinement la souffrance, en comprenant profondément qu'il est au-delà du corps et de la situation physique, connaît la félicité et un bonheur intemporel. Cette prise de conscience réduit fortement les causes de la souffrance, dont le but karmique est de pousser l'être à se transcender.

 
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